L’U.E. alliée ou ennemie?

D’après London School of Economics public lecture podcast, 3/03/2016, avec Dr. Caroline Lucas, députée de Brighton Pavilion, membre du Green Party. 

lien:http://www.lse.ac.uk/newsAndMedia/videoAndAudio/channels/publicLecturesAndEvents/player.aspx?id=3425

Compte-rendu, extraits entre guillemets et commentaires personnels en italique. Vous allez entendre un autre son de cloche que celui de Cameron et ses amis..^^

« Nous faisons face à un désastre humanitaire, la crise des réfugiés sur le continent s’aggrave de jour en jour. Nous sommes témoins de scènes de désespoir juste à quelques kilomètres à Calais, et à 1600 km d’ici à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Ces événements nous interrogent sur le peuple que nous sommes et l’Union Européenne que nous voulons construire. Puisque que le spectacle de David Cameron et sa négociation avec Bruxelles est terminé nous pouvons débattre si nous voulons rester dans l’U.E ou partir. »

Oui et nous ne pouvons ignorer ce désastre humanitaire et sa gestion désastreuse des 2 cotés de la Manche.

« On ne peut savoir si c’est le bon moment pour faire un référendum pour ou contre la sortie de l’U.E, en tout cas pour ceux d’entre nous qui veulent voir une U.E ouverte et progressiste, fondée sur l’Etat de droit et les droits de l’homme, diverse et inclusive, une Union solidaire entre ses peuples et leurs citoyens, offrant un avenir pour nos enfants comme celui pour lequel nos parents se sont battus et ralliant l’énergie des 500M d’habitants pour construire un monde meilleur pour tous. »

L’idée du référendum est ridicule, c’est la pochette surprise électoraliste que nous avons déjà vue en 1975..on la ressort quand on est à court d’idée en politique intérieure et on veut faire croire aux citoyens britanniques que c’est la source de leurs problèmes.

« Pour ceux d’entre nous qui veulent une U.E démocratique, la maniéré avec laquelle la Grèce et ses habitants ont été humiliés récemment a été plus que troublante. Cela nous rappelle les années 60 et 70 où la Communauté Européenne paraissait être un club pour riches, une exploitation des travailleurs par le patronat et une façon de bloquer la venue d’un Etat socialiste. Certains élus de gauche ont même exprimé l’idée de quitter l’U.E. pour construire une société plus juste en dehors mais c’est le cœur qui parle, il n’y a pas de preuve réelle que l’on ne puisse construire une Union Européenne fondée sur la justice sociale.  »

Et nous qui avons laissé faire cette humiliation grecque mais aussi celle de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal, nous sommes coupables. Oui je répète coupable d’accepter notre confort quotidien et de laisser ces gens vivre de troc, d’accepter 25% de chômage, de mendier dans les rues, d’envoyer leur jeunesse à l’étranger accepter des petits jobs de baristas et autres alors qu’ils sont diplômés..

« Les 2 grands défis auxquels nous faisons face sont les suivants, le premier est politique, le Conseil des Ministres qui représentent les 28 pays membres  qui est la source principale de pouvoir dans l’U.E. , a une majorité de membres de droite et par conséquent la politique du Conseil et de l’Union penche à droite. Et si nous voulons changer ce système nous devons travailler avec les autres partis progressistes européens. Mais ce n’est pas parce qu’en 2016 nous avons des leaders de droite que nous devons abolir l’institution de la même manière que nous n’allons pas abandonner notre démocratie parlementaire parce que nous avons un gouvernement conservateur et réactionnaire au pouvoir.  Ainsi je suis frustrée par les échecs successifs des Nations Unies, je suis en désaccord sur leur politique, par exemple la guerre contre la drogue et leur soutien à la mondialisation mais est-ce que je pense que la Grande-Bretagne devrait quitter les Nations Unies?? Absolument pas! »

Une grande oratrice je trouve et quels exemples!!

« Ceci nous mène au second défi auquel nous faisons face dans l’U.E, comment rendre cette union plus appropriée pas seulement en Grande-Bretagne mais aussi sur le continent. Il n’y a pas que la Grande-Bretagne qui se pose et s’est toujours posée des questions sur l’UE vu ses particularités nationales, les autres pays membres ont aussi perdu confiance. Donc il nous faut mener deux combats, celui d’encourager des réformes progressistes dans l’UE et aussi de se battre pour sa survie. C’est un défi considérable pour ce référendum. »

Je pense que cette introduction est claire et je vous laisse « enjoy » la suite..moi je suis plus cynique que Dr. Caroline Lucas..Je pense que c’est trop tard pour sortir de l’UE: on est trop financièrement liés et engagés et je ne parle pas de la Grande-Bretagne qui n’est pas dans l’Euro zone…Je pense que cette droite qui mène l Europe dont elle a parlé n’est que le reflet de la droite nationale des pays membres et même en France le PS mène une politique de droite et s’accorde avec Madame Merkel à fermer les frontières, à garder une politique de bas salaire et protéger les Gattaz de ce monde, à faire croire à l’innovation alors qu’il s’agit de délocalisation vers les pays européens où le budget salarial est bien moindre et le bénéfice plus intéressant pour les actionnaires de société. Cette Europe Dr. Lucas est un club de riches, en sortir serait une catastrophe pour le commun des mortels mais c est l’Europe du capital ne nous mettons pas d’œillères. Il faudra plus que des réformettes pour construire un monde meilleur.

Françoise

 

@Fran75GB

 

 

2 réflexions sur “ L’U.E. alliée ou ennemie? ”

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