Les 29e Rencontres de Pétrarque: » Comment concilier sécurité et liberté? »

par Jean Birnbaum sur @france culture dans les Archives le 21 juillet 2015

 » Comment  concilier sécurité et  liberté? »

« Les militaires qui  font partie du paysage urbain, les boites noires, le chalutage pour récolter des données, loi votée avec une large majorité suite aux attentats. »

Étaient présents Christiane Taubira, Garde de Sceaux de l’époque qui citait Barbara: « Qu’as-tu fait Liberté de ceux qui voulaient te défendre? » Et on lui a demandé ce qu’elle pensait du 14 juillet en tant de défilé militaire, « ce n’est pas ce que représente le 14 juillet, a-t-elle dit. » Elle a écrit un livre « Paroles de Liberté ».  » Le 14 juillet est un moment historique, la Nation française est une Nation civique, pas une Nation recroquevillée, une symbolique d’Unité.

Mon père me l’a souvent dit pour les mêmes raisons je pense, ce défilé de pouvoir militaire on l’a depuis De Gaulle, non? Vous me contredirez s’il le faut, ainsi on a vite oublié les valeurs de 1789 de Liberté, Egalité, Fraternité qui étaient le sujet de ces Rencontres.

Quand je vois la valeur de Liberté écrite sur les murs, je me dis Liberté d’un peuple, notre liberté nationale mais aussi notre responsabilité de la protéger, or on nous l’a grignotée puis on nous l’a enlevée brutalement cette liberté collective avec l’application d’une loi anti-populaire après l’autre. 

On disait nous protéger du terrorisme et en même pas 6 mois on se retrouve sous un Etat totalitaire qui gouverne par décret, déploie les CRS pas seulement contre les casseurs mais contre les manifestants donc bafoue le droit de manifester, qui veut nous retirer nos victoires de liberté populaire pour les donner au patronat qui se lamentera toujours de ne pas avoir assez.

Et de quel Etat parlons-nous, d’un Etat gouverné par un parti socialiste mais comment a-t-on pu en arriver là je me demande souvent, comment ai-je pu moi citoyenne me tromper à ce point et pourtant j ai lu Daladier dans les livres d’Histoire..

« Liberté et sécurité doivent fonctionner ensemble, je ne vois pas qui aurait des responsabilités politiques et pourrait dire qu’on ne se soucie pas de la sécurité parce qu’il faut garantir les libertés. Il faut trouver la bonne mesure et je parle de mesure je ne parle pas d’équilibre..dans la loi fondamentale on ne parle pas de sécurité on parle de sûreté. »

Attention aux restrictions des Libertés!

« L’historienne Michèle Riot-Sarcey vient d’obtenir le Prix Pétrarque de l’Essai France Culture – Le Monde pour son livre « Le procès de la liberté » (La Découverte). A ce titre, elle prononcera la leçon inaugurale des prochaines Rencontres de Pétrarque le 11 juillet prochain. » sur @franceculture et nous suivrons..

Chers Lecteurs et Lectrices vous trouverez le lien dans les Archives j’espère, je le cherche encore, j’avais enregistré les dernières émissions..sorry..

Un poème pour me faire pardonner?^^

Liberté

Paul Eluard

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)

Francoise

@Fran75GB

 

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