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Oui, l’enfance..

Paris

Quelques images d’une famille recomposée dans cet appartement face aux Tuileries où nous allions nous promener.

Il y avait nos jeux d’enfants: le manège aux petits chevaux et le bâton qu’il fallait passer dans l’anneau. Le théâtre de marionnettes était notre sortie préférée. On pouvait y exprimer nos joies et nos peurs à cor et à cri!

Anecdotes minuscules

Un jour j’ai marché des kilomètres pour acheter de la cire à cacheter pour mon père. Il avait le rhume des foins et devait la mettre dans sa poche. J’en ai trouvé de la beige. Quand je suis rentrée il m’a dit: Ah non il fallait qu’elle soit rouge. 

J’avais huit ans.

Départ en grandes vacances!

Les départs en vacances étaient toujours tumultueux! Trop de valises et pas assez de place dans la voiture mais nous partions en chanson!

Aux embouteillages divers se succédaient les pique-niques, les pipis sur la route, les paysages, les senteurs..finalement la descente vers la mer, l’odeur des pins.

Notes

Qu’elles soient musicales ou écrites, j’ai toujours aimé les petites notes..les mots par ci par la, les sons en haut en bas..les mots quand ils sont écrits ou dits, les sons quand ils sont joués ou chantés..

Parité langage/musique chez moi..l’un complémente l’autre, y ajoute, l’enrichit, l’embellit..

Quand j’écoute ce débat matinal sur France Culture sur la famille et les rapports homme/femme je pense ainsi..la vie au gré des mots et des sons, décrite, tracée, dépeinte, composée, jouée..

Francoise

@Fran75GB

Souvenirs d’enfance (suite)

Balcon. Barcelone

Good times

Derrière les Tuileries

Près de la Rue de Rivoli

Dans cet appartement ancien

Émerveillement  balzacien

Famille, cousin, cousine

Dans l’arrière-cuisine

Autour de la table familiale

Loin de la guerre coloniale

Jeux enfantins

Guignol et pantins

Chaleur, émotion

A la recréation

Dans le jardin

Autour du bassin

Petit bateau

Flotte sur l’eau..

Anecdotes minuscules

Un jour j’ai marché des kilomètres pour acheter de la cire à cacheter pour mon père. Il avait le rhume des foins et devait la mettre dans sa poche. J’en ai trouvé de la beige. Quand je suis rentrée il m’a dit: Ah non il fallait qu’elle soit rouge. J’avais huit ans.

Donc..

les photos souvenirs nous lèguent des anecdotes..comme un héritage visuel, une trace indélébile…

Quand les images fusionnent, quand les couleurs composent et les silhouettes s’enlacent, je divague..

 

Souvenirs d’enfance

Pays lointain

Dans cette chambre sombre aux odeurs d’épices, le lit était trop grand pour moi. J’avais 4 ans peut-être. Quelqu’un avait mis une table contre le lit pour que je ne tombe pas. Toute la nuit je regardais le vide sous la table, la porte entrebâillée, la lumière du couloir. 

Pendant ce voyage, j’étais allée à la librairie de mon oncle. Il m’avait donné des décalcomanies. J’adorais déjà les librairies. 

En arrière-fond

Je me vois dans les toilettes vitrées, assise de longs moments sur la cuvette, entourée de mes livres et de mes poupées. Colette m’y enfermait pour aller retrouver son amant. La raison on me l’a racontée plus tard mais l’image est là. Je ne m’ennuyais pas. 

Un jour ma mère est rentrée et m’a trouvée sage, il n’y avait que le son de mon imagination qui créait des contes d’enfant.

Perspective

Quand mon père a été appelé sous les drapeaux, nous l’avons rejoint.

Un autre pays étrange avec des maisons proprettes qui se ressemblaient et un jardinet assorti. 

Rien de familier, de quoi se perdre. Me voila errant parmi ces maisons sans reconnaître la mienne tant elles étaient identiques. Je crois que je ne savais pas lire le numéro au-dessus de la porte d’entrée à l’époque.

Puis il y avait la caserne je pense, là aussi les hommes en uniforme ne pouvaient se distinguer les uns des autres, et je ne voyais que des jambes et des genoux.

J’ai pu murmurer le nom de mon père. On est allé le chercher. Je savais que j’allais me faire gronder pour mon chemin de découverte, ces premiers pas vers l’indépendance..

Succession d’images

Les appartements se succédèrent et les images aussi..

Me voila dans la chambre de mon petit frère sur le tapis qui piquait à jouer au château-fort et aux petits soldats ou au fort et aux cowboys et aux indiens.

Ou dans mon lit la nuit avec mon transistor à écouter de la musique après l’extinction des feux.

Ou encore quand les pigeons ont fait leur nid derrière le volet du salon, celui que l’on n’ouvrait pas. Il y eut des oisillons.

Pour moi les événements surgissent par association d’émotions, il n’y a plus de chronologie.

Cloîtrée!

Les enfants n’aiment pas être limités dans leurs mouvements.Pourtant je me revois au lit à l’hôpital à lire toute la collection rose du Club des Cinq.

A partir de là je vécus dans l’imaginaire.

En face de ma chambre il y avait une salle d’enfants qui avaient moins de chance, ils étaient là à l’année. Je ne le savais pas à l’époque je voyais qu’ils pouvaient se lever et aller à l’école sur place.Ils venaient me rendre visite et me demander ce que je lisais et je relisais alors je leur racontais l’histoire ainsi je la revivais une fois encore.

Cela dura un mois je crois, je ne vis pas le temps passer grâce a la lecture. Ainsi les livres devinrent aussi un remède.

Francoise

@Fran75GB