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Affaires Etrangères: L’Europe face à Trump

photo iphone: Pluie romande..

Horripilant d’avoir à vous parler de Trump. Tous les jours ma TL est pleine du visage de Trump 🙁 et moi-même je tweete les articles concernant les décrets successifs et les réactions internationales à ces décrets.

Pourtant je ne suis pas du tout pour faire de la pub à Trump et je dis toujours que même la pub négative c’est de la pub quand je parle du Fhaine entre autres..

Mais je ne peux m’empêcher de réagir aux événements que cet odieux personnage provoque: Par exemple la destruction de l’Obamacare, on se demande s’il va y arriver. Mes amies américaines, souffrantes de la LAM, maladie pulmonaire chronique pour laquelle je suis soignée en France, se disent qu’elles ne pourront plus payer les médicaments ou obtenir les greffes dont elles ont tant besoin..

Puis l’#immigrationban des 7 pays musulmans: Comment peut-on être assez stupide pour rendre des peuples ou des religions entières responsables d’actes terroristes, je répète stupide car cela montre un manque de raisonnement et de discernement. Cet homme souffre de démence sénile, ou autre forme de démence:  Lui a-t-on fait les tests neuropychologiques nécessaires avant qu’il rentre à la Maison Blanche??

En tout cas merci au juge de Seattle qui a objecté à ce geste anti constitutionnel! Je le répète je fais confiance au peuple américain pour faire basculer Trump et sa politique.

Il est vrai que la haine politique peut être sans limite..Les Nazis nous l’ont prouvé il n’y a pas si longtemps..oui je dis Nazi car cet homme parle de la torture en toute impunité. Enfin écoutons l’émission et nous pourrons en savoir plus sur ce que l’Europe peut ou ne peut pas faire à cet égard..

D’après Affaires Etrangères, émission de France Culture avec

Lien: https://www.franceculture.fr/emissions/affaires-etrangeres/leurope-face-donald-trump
Enrico Letta: « Le verre à demi-plein, c’est que les Européens ne veulent pas faire le 3ème après les Républicains et les Démocrates américains, c’est-à-dire ceux qui ont passé leur temps à commenter ce que Trump disait, ce que Trump faisait sans être en condition de mettre sur la table leur propre agenda.  Et Trump a gagné parce qu’il était au centre de la scène et les autres se limitaient à réagir, commenter, être d’accord, pas d’accord, s’indigner. Il faut que les Européens évitent de faire le 3e temps de ce désastre.
La seule possibilité est celle d’agir d’une voix commune. Je prends un exemple. Trump crée ce chaos avec le Mexique. C’est un grand problème. Le Mexique va perdre beaucoup et le monde va perdre beaucoup. Eh bien je pense que l’Europe a fait un bon choix, celui, sans trop de polémique, de mettre en discussion et entamer la discussion sur un nouvel accord commercial entre Europe et Mexique. Alors moi je pense qu’il faut absolument éviter de laisser à Trump le centre de la scène, il faut réagir mais il faut surtout agir.
Il faut d’une voix unie sur les grands sujets, le commerce, la politique étrangère, le choix des finances, des grandes questions qui sont liées aux migrations, le fait que Trump accuse les Européens sur les réfugiés c’est quelque chose d’incroyable. La plus grande partie des réfugiés viennent d’Irak, d’Afghanistan et Syrie, donc ce sont les guerres ratées par l’Occident et premièrement par Bush, donc le prédécesseur républicain de Trump. Donc que ce soit maintenant l’Europe qui est en train de payer l’addition de tout ça, c’est de la folie.
Donc j’aurais préféré que Trump ne soit pas là mais je le dis franchement c’est une grande chance pour l’Europe, parce que l’Europe peut trouver avec une menace extérieure si difficile, si forte des raisons réelles pour comprendre que seulement unis on est plus forts. »
Jacques Rupnik: » C’est une situation sans précédent, un Président américain qui ouvertement encourage une désagrégation de l’Europe, la façon dont il a applaudi le Brexit, la façon dont il a accueilli Theresa May. Je dois dire qu’avec Bush, on a eu pour la première fois, avec la guerre en Irak et Vieille Europe contre Nouvelle Europe, l’idée qu’on faisait de la division européenne une vertu dans la relation transatlantique. C’était déjà un premier pas.
Là on va bien au-delà et nous sommes ouvertement dans une entreprise de désagrégation, Brexit d’un coté, on se tourne vers Poutine de l’autre. Implicitement avec la politique très dure qui a été adoptée avec la question migratoire, il y a quelques jours. Il a choqué une partie de l’Amérique qui est donc divisée et il a choqué une partie des Européens qui sont à la fois choqués mais aussi divisés parce qu’il y a toute une série de partis populistes qui ont fait de la question migratoire, leur thème central et on voit au sein de l’UE des pays qui approuvent: Viktor Orban, Premier Ministre hongrois qui dit moi j’ai construit la clôture, lui veut construire le mur, il me donne raison, nous sommes avec lui; le Président tchèque et le Premier Ministre polonais disent la même chose, c’est le droit de chaque pays de décider librement qui ils laissent rentrer sur leur territoire. Et donc explicitement ils donnent raison à Donald Trump.
Donc les Européens, c’est là qu’est la difficulté, car un défi c’est la question migratoire et la question des frontières et là on voit qu’ils sont divisés et Trump bien sûr il appuie là où ça fait mal. Les Européens ont quelques enjeux majeurs auxquels ils doivent répondre. Et il faut espérer qu’à Rome les Européens seront capables de répondre. Si ce n’était pas le cas, le scénario Trump serait menaçant. »
Mark Leonard: »Les Européens ont commencé à avoir de vraies discussions et après l’enjeu de Theresa May qui est allée à Washington toute seule et qui a essayé d’avoir un accord spécial pour le Royaume Uni pour les citoyens de double nationalité, il y a un danger que tout le monde aille faire son deal séparément.
Je pense qu’il y a une prise de conscience que Trump représente une énorme menace au projet européen, à l’ordre de sécurité européen, à l’architecture et aux institutions de la gouvernance mondiale sur le commerce, sur le climat. Même s’il y a des politiques très importantes que l’UE a su avancer comme par exemple l’accord avec l’Iran sur son programme nucléaire et les sanctions envers la Russie pour l’annexation de la Crimée qui sont refusées par Trump. On entend plus ou moins l’inverse des membres de l’Administration américaine que l’on entend de Trump et il réussit à être sur les 2 cotés de beaucoup de ces questions, il est très imprévisible, personne ne sait qui parle de ces questions, si c’est Trump lui-même ou si c’est des secrétaires d’Etat et c’est un peu sa méthode, il a écrit que l’imprévisibilité est source de force.
Je ne pense pas qu’on puisse être très optimiste avec la Libye et qu’un accord concernant les migrants va marcher. Essayer de répéter ce qu’on a fait avec la Turquie, y a pas énormément de chance que ça va marcher et le nombre de migrants augmente. Il y a eu un déplacement des routes migratoires mais aussi tellement de pression de l’Afrique. Je pense que ça va etre la prochaine crise. Mais je pense que Trump fait tellement peur aux Européens surtout avec les propos qu’il a avancé sur la Russie qu’il y aura peut-être plus de solidarité cette fois-ci que dans la première crise migratoire. »
Joachim Fritz-Vannahme : » Je n’en suis pas du tout sûr. Pour 2 raisons, d’abord il faut étudier la liste de Trump dans le détail, il a fait un affront contre le monde musulman en soi, mais il a bien choisi des pays où les EUs n’investissent pas. Deuxièmement ça peut résonner en Europe avec la rupture de valeurs communes transatlantiques. »
J’arrête là car Joachim Fritz-Vannahme fait des amalgames à vomir sur les musulmans dont on pourrait se passer..
A vous chers Lectrices et Lecteurs de finir cette émission..en fait nous avons appris que Trump rivalise avec l’Europe en essayant de nous entraîner dans des guerres qui ne sont pas les nôtres ou d’amplifier des problèmes que nous avions déjà. Diviser pour mieux régner, n’est-ce pas en invitant T. May en premier, en accusant l’Iran, en s’attaquant à une partie du monde musulman et en protégeant celle avec laquelle il a des échanges commerciaux.. Un scénario infernal..l’Europe saura-t-elle agir comme ils l’ont dit ci-dessus et retrouver sa solidarité, je ne sais pas réellement..Qu’en pensez-vous?
Bonne soirée
Françoise                       @Fran75GB

Pauvreté et soupe populaire au Royaume Uni et en Europe..

Photo: Food Bank Trussell Trust

D’apres Thinking allowed, « Food bank Britain and Food poverty in Europe », @BBCRadio4, le 20 Juillet 2016, présenté par Laurie Taylor. Invités: Kayleigh Garthwaite, Leverhulme chercheuse au Centre for Health and Inequalities Research , Université de Durham ; Stewart Lansley, Economiste,Université de Bristol;  Owen Davis, Université du Kent.

Lien: http://www.bbc.co.uk/programmes/b07krdvv

Au moment où l’on parle du Brexit , de la richesse européenne des uns et des autres, des chaussures et de la fermeture éclair de la robe de Theresa May, on oublie la précarité, on oublie que de nombreux citoyens doivent aller faire leurs courses aux Restos du Coeur ou l’équivalent en Angleterre et ailleurs. Cette émission nous en parle.

Laurie Taylor: » 1 million de personnes ont faim et fréquentent ces soupes populaires et supérettes des associations caritatives. »

Kayleigh Garthwaite: » A Stockton c’est une réalité et cela affecte l’espérance de vie de nos citoyens, il y a une différence de plus de 17 ans entre un homme qui vit dans le centre ville et un homme qui vit en dehors de la ville. Pour les femmes il y a une différence de plus de 11 ans. »

« Les gens accèdent le service du Trussell Trust avec un coupon rouge donné par un professionnel de la santé, le Citizen Advice Bureau, leur médecin traitant ou assistant social. Le choix de nourriture est équilibré et décidé par un diététicien, 3 choix de repas jusqu’à un maximum de 3 fois pendant une période de crise. On vous donne des céréales, des baked beans, des boites de conserve comme de la viande ou du poisson en conserve, des jus, du sucre, du café par exemple. 90% de la nourriture vient de donations publiques. Ils sont partenaires avec le supermarché Tesco, il y a des gens qui viennent et laissent un billet de 20 livres. »

Je me souviens que quand je travaillais comme éducatrice spécialisée pour les services sociaux, mon mari et moi nous étions responsables d’un cottage de 9 enfants à l’époque, et le samedi c’était la fête, le supermarché Marks & Spencer nous apportait tous ses invendus. Je ne sais pas s’ils le font toujours je crois que pour ce qu’ils appellent Health and Safety ils sont obligés de jeter les choses qui ont dépassé la date puis de nos jours ils sont ouverts le dimanche.

Kayleigh Garthwaite: »Les gens ne deviennent pas accros aux donations de nourriture comme les médias peuvent le laisser entendre avec l’assistanat etc..J’ai vu les mêmes gens venir deux fois au maximum et j’étais là tout le temps. Quelquefois les gens qui venaient, avaient reçu des sanctions des services sociaux ou de Pole Emploi et ne recevaient pas leurs allocations, par exemple s’ils avaient fait des dettes ou s’ils n’avaient pas rempli leur formulaire de recherche d’emploi. Les sanctions étaient sévères, j ai parlé à un homme qui avait été sanctionné parce qu’il avait emmené sa mère à la chimio, un autre qui avait été sanctionné parce qu’il était parti en formation, envoyé par Pole Emploi donc il y avait souvent des erreurs commises. »

« Les gens pouvaient faire des demandes d’indemnité de subsistance mais souvent ils n’étaient pas au courant. Les gens ne prenaient pas plaisir à se rendre à l’association, ils avaient toujours l’air gêné ou avaient honte. Ils y venaient en dernier ressort. Mais une fois qu’ils étaient là, ils ne se sentaient pas aussi humiliés, souvent ils reviennent comme volontaires ou viennent prendre une tasse de thé de temps en temps. »

 » Les médias ou certains mal intentionnés racontent que des alcooliques ou des drogués viennent prendre la nourriture et la revendent pour leur addiction. Je pense que ces gens-là s’ils souffrent d’ un tel problème ce n’est pas une raison pour les priver de nourriture.  »

Laurie Taylor à Stewart Lansley:  » Il y a eu toute cette propagande autour des soupes populaires et D. Cameron a dit qu’il y avait un accroissement des fréquentations à cause de la publicité qui leur était faite. Qu’en pensez-vous? »

Stewart Lansley: » Non il y a un besoin réel car les gens manquent d’argent. La grande majorité des gens qui y vont sont évalués et c’est seulement après évaluation que l’on leur donne le coupon rouge. Apres la crise de 2008, il y a eu une forte récession qui a entraîné une grande pauvreté. C’est seulement les derniers mois que les choses se sont améliorées. Même chez les jeunes qui travaillent les choses restent difficiles. Ils touchent 6 ou 7% de moins de revenu qu’avant 2008. Le logement prend la moitié des revenus. »

« Le Big Bang de la coalition a voulu réduire les allocations et punir les gens, les chômeurs. Ils sont punis entre 3 mois et 3 ans et 50% de ces chômeurs n’ont pas d’autre revenu. Ils font appel mais cela peut durer des mois. Nous remarquons que le niveau de vie est tiré vers le bas au Royaume Uni. Les gens sont plus pauvres que par le passé. Les soupes populaires font maintenant partie du paysage social comme aux E-U ou au Canada. Le gouvernement abandonne les gens à leur sort. Il y a une institutionalisation de la distribution de nourriture par les associations caritatives, nous retournons aux années 30. En dépit de la création du salaire minimum nous savons que beaucoup de gens reçoivent moins que le salaire minimum. »

Je suis écœurée..Quand on pense que les riches deviennent de plus en plus riches, que les chômeurs sont humiliés et stigmatisés, que le niveau de vie des classes défavorisés a reculé, que le système social est revenu aux années 30 où les gens doivent mendier auprès des associations caritatives pour survivre. Ce n’est pas surprenant que Jeremy Corbyn et une gauche plus radicale répondent aux questions de la population. En attendant le Brexit et Theresa May, dont le mari travaille à la City pour un Hedge Fund, ne vont pas arranger les choses pour les plus démunis de Grande-Bretagne.

Owen Davis parle de l’insécurité sociale et du manque de nourriture, de famine dans le reste de l’Europe: » Nous avons regardé le mode de vie en Europe et nous nous sommes demandés si les gens pouvaient manger de la viande, du poulet ou du poisson ou un repas végétarien un jour sur deux ou si vous avez manqué de nourriture pendant l’année qui précède. Les statistiques montrent une relation entre le régime social du pays et la famine. Ils ont fait plusieurs groupes la Grande Bretagne et l’Irlande, l Europe du Nord, du Sud et de l’Est. En Grande Bretagne et en Irlande l’insécurité sociale et la famine ont doublé.  »

Chers Lectrices et Lecteurs je vous ai transcrit tout le podcast tellement il me semblait important car on nous brandit des modèles et on nous raconte des mensonges.

Laurie Taylor nous dit qu’il y a une résistance des autorités à admettre que ce soit vrai. Ils préfèrent colporter des mensonges sur les chômeurs et dire que ce sont des fainéants qui traînent au lit une partie de la journée devant la télé.

Stigmatisation!

Bon samedi!

Francoise

@Fran75GB

 

 

Le Post-Brexit..On en sait un peu plus..

Certains parlent d’une « désunion territoriale » , ceci écouté dans la Grande Table de Caroline Broué le mardi 28 juin 2016.

Lien: http://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/europe-vers-la-desunion-territoriale

Michel Foucher d’après les chercheurs britanniques: « le niveau de diplôme, les revenus, un passeport peuvent faire la différence ainsi que la dimension régionale telle que l’Ecosse et les catholiques d’Irlande du Nord ont voté pour le Remain, Londres 28 borough sur 33 ont voté pour le Remain. L’âge de ceux qui, retraités, vivent tranquillement dans leur cottage a la campagne. ce que l’on appelle The Englishness, ont voté Leave, c’est l’Angleterre verte contre l’Angleterre noire, comme les régions désaffectées du Yorkshire et du Lancashire qui ont voté Leave et recevaient le plus de subventions de l’UE, l’information n’est pas passée. »

Je me suis demandée dans la poche de qui elles avaient atterri ces subventions européennes, on sait que pour l’agriculture c’est le Duke of Westminster, et le Duchy of Cornwall du Prince Charles qui en bénéficiaient le plus, car c’est la Couronne qui est le plus grand propriétaire terrien…

Michel Lussault nous rappelle le rôle de la mondialisation qui produit de la différentiation a toutes les échelles: « Il y a un processus qui fait que de plus en plus d’individus trouvent des vecteurs pour se différencier: la race, l’activité, le groupe social, l’âge, le niveau de diplôme, l’orientation sexuelle, la culture au sens anthropologique, le régime alimentaire que sais-je. Nous avons une territorialisation de cette variété qui est intense et une territorialisation de rivalité qui nous pose de vraies questions politiques, un défi majeur pour notre société. »

La lutte des classes, il ne faut pas chercher très loin..au niveau mondial elle a pris une dimension inéluctable.

Comme le rappelait Frances O’Grady, secrétaire générale du TUC (congres syndicaliste), dans le Morning Star online « il y a 4 millions d’emplois qui sont liés à l’UE. »  (https://www.morningstaronline.co.uk/a-9526-Post-Brexit-Britain-needs-answers#.V3ihmrgrI2w). Et déjà on reparle de réductions budgétaires et de plans d’austérité au niveau européen.

Michel Foucher: « Si on avait fait un référendum en France on aurait eu les mêmes clivages à une différence près, l’âge.Les anciens au RU, ont la nostalgie de l’Empire, ils ont gagné la guerre, ils n’ont pas besoin de l’UE pour leur rédemption, alors que les anciens en France ont la mémoire, ils ont encore le récit y compris les générations précédentes, ça c’est la grande différence. »

Ainsi Michel Foucher pense « qu’il y aura une négociation et il n’y aura pas de Brexit, car 16 Millions d’un coté et 17 Millions de l’autre il faut s’adresser aux deux dit Johnson dans le Daily Telegraph: pour les uns le frein migratoire pour les autres rien ne change on reste une puissance européenne. Il faut négocier le prix de ce maintien du RU dans l’UE. Et la Reine en fin de regne ne peut pas accepter le démontage de son royaume et d’ailleurs elle est à Balmoral et elle le dit. »

J’ai toujours pensé qu’il y aurait négociation, Hollande criait cocorico: On ne peut leur donner le beurre et l’argent du beurre, plus joliment exprimé^^ en termes politiques dignes de l’ENA mais le contenu est là. Laisser partir le Royaume Uni c’est impensable. Ils ont toujours été dedans et dehors et on les a laissé faire, eh bien on continuera et nous en paierons le prix ainsi que les classes populaires en paient déjà le prix dans les anciennes villes minières du nord chez eux et chez nous, le prix économique et le prix politique de voir le Fhaine raise its ugly head…

Un cauchemar dit l’Edito du musicien du Morning Star Online et un appel à la solidarité. Il pense aux 3 villes les plus désaffectées du nord de l’Angleterre, qui ont été négligées mandat après mandat, quel que fût le parti au gouvernement, aux journaux qui ont répandu la haine comme le Sun, l’Express et le Mail ainsi qu’à Johnson et Farage politiciens eurosceptiques d’extrême-droite.

« What a nightmare this all is. Solidarity, folks. At this moment I’m thinking of Barnsley, Hartlepool, Boston, three of the countless towns so devastated by years of cross-party neglect, places I have performed in many times and have friends who, I know, are at this very moment probably arguing with their fellow workers against the evil the likes of the Sun, Express, Mail, Johnson and, above all, Farage have sown in decent people’s hearts. We must heal rifts, come together, believe in better days. »

https://www.morningstaronline.co.uk/a-629d-Post-Brexit,-we-must-unite-for-better-days#.V3inRbgrI2w

Pas seulement y croire Monsieur le Musicien, ce sera la longue marche^^et déjà nous avons vu et voyons la colère dans les rues de France mais aussi le débat et la réflexion qui s’ensuit. Que l’été nous porte conseil mes amis.

Bonne fin de podcast et tous mes regrets pour le départ de Caroline Broué qui reviendra le samedi matin mais qui a agrémenté mes heures d’écoute sur France Culture.

Francoise

@Fran75GB

 

 

 

Coincés en Turquie..

Photo: Ajib.fr

D’après « From our own correspondant »,  présenté par Kate Adie BBC Radio 4,12/03/2016

« L’U.E. a fait un deal avec la Turquie: Ils veulent que la Turquie agisse comme un gardien ou contrôleur d’accès. Les réfugiés sans documents officiels seront renvoyés en Turquie, les Turcs sont d’accord avec ce principe s’ils reçoivent plus d’aides de l’Europe, si leurs citoyens peuvent se rendre en Europe sans visa et s’ils voient des progrès dans l admission de la Turquie à l’U.E. »

J’ai l’impression que c’est trompeur, je ne vois pas les Européens intégrer la Turquie dans l’U.E. Qu’en pensez-vous chers Lectrices et Lecteurs?

 » Mark Lowen, correspondant de la BBC, est allé enquêter sur ce qui pourrait bien empêcher les migrants de faire le voyage de Turquie en Europe: J’étais devant le magasin qui vend des gilets de sauvetage à Izmir quand j’ai rencontré une famille d’Alep, un gentil couple et leurs 4 enfants en bas age qui avaient envie de parler. Le garçon de 11 ans tenait la main de sa sœur de 3 ans, vont-ils nous ouvrir la porte demanda-t-il. Où veux-tu aller demandai-je, nous voulons aller en bateau en Grèce. Comment pouvais-je dire à ces pauvres enfants que non, on ne les laisserait pas rentrer, que les politiques de Bruxelles avaient décidé que s’ils prenaient ce bateau pour la Grèce ils pourraient être déportés en Turquie. Ce n’est pas moi qui décide bien sur mais je pense que les portes ne seront pas ouvertes. Les enfants n’ont pas fait attention et ils firent signe de la main en partant. Je suis sur qu’ils vont tout de même essayer la traversée. Oui ils pourraient rester en Turquie mais quoiqu’ils décident le mot Europe est synonyme d’ Espoir. Au coin de ce magasin de gilets de sauvetage qui faisait de bonnes affaires, Mohammed Noor s’est installé dans un petit hôtel, il ne possédait rien mais voulait nous acheter le petit déjeuner. Nous avons discuté autour d’une tasse de thé, Mohammed enleva ses chaussures et ses chaussettes pour montrer ses pieds encore violets de la torture qu’il avait subie dans une prison de Damas. Oui je sais que les Européens ne veulent pas de nous, mais il n’y a pas d’autre option, la Turquie est si chère et nous ne pouvons trouver de travail ici, nous avons tout vendu et nous ne pouvons retourner en Syrie. Il a déjà 5 enfants en Europe et si la nouvelle politique est appliquée il sera séparé de ses enfants pour de bon. S’ils me renvoient je recommencerai non-stop. Ou je vais mourir en mer ou j’y arriverai mais je risquerai tout pour vivre avec dignité. »

« Pour le gouvernement turc ceci est une opportunité rare car l Europe a besoin d’eux et ils jouent leur carte. Oui nous accepterons les migrants que vous déportez et patrouilleront mieux nos cotes et arrêteront les contrebandiers. Mais les Syriens disent clairement nous n’abandonnerons pas. »

Kate Adie nous rappelle qu’au moins 5M de Syriens ont fui depuis que la guerre a commencé il y a 5 ans. 250,000 ont été tués, plus d’un million de blessés et  plus de la moitié de la population déplacée. Il parait que 7 500 000 enfants ont besoin d’aide humanitaire…

Un article du Courier International à lire: « Crise des réfugiés. L’UE vend son âme pour un accord avec Ankara » http://www.courrierinternational.com/article/crise-des-refugies-lue-vend-son-ame-pour-un-accord-avec-ankara

Vidéo http://fr.euronews.com/2016/03/04/le-cauchemar-sans-fin-des-refugies/

Ceci est mon 2eme billet pour essayer d’éclairer cette tragédie humanitaire et d’attirer l’attention de tous pour que nous ne les laissions pas faire, il ne faut pas se taire et accepter.

Françoise

 

@Fran75GB

 

 

L’U.E. alliée ou ennemie?

D’après London School of Economics public lecture podcast, 3/03/2016, avec Dr. Caroline Lucas, députée de Brighton Pavilion, membre du Green Party. 

lien:http://www.lse.ac.uk/newsAndMedia/videoAndAudio/channels/publicLecturesAndEvents/player.aspx?id=3425

Compte-rendu, extraits entre guillemets et commentaires personnels en italique. Vous allez entendre un autre son de cloche que celui de Cameron et ses amis..^^

« Nous faisons face à un désastre humanitaire, la crise des réfugiés sur le continent s’aggrave de jour en jour. Nous sommes témoins de scènes de désespoir juste à quelques kilomètres à Calais, et à 1600 km d’ici à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Ces événements nous interrogent sur le peuple que nous sommes et l’Union Européenne que nous voulons construire. Puisque que le spectacle de David Cameron et sa négociation avec Bruxelles est terminé nous pouvons débattre si nous voulons rester dans l’U.E ou partir. »

Oui et nous ne pouvons ignorer ce désastre humanitaire et sa gestion désastreuse des 2 cotés de la Manche.

« On ne peut savoir si c’est le bon moment pour faire un référendum pour ou contre la sortie de l’U.E, en tout cas pour ceux d’entre nous qui veulent voir une U.E ouverte et progressiste, fondée sur l’Etat de droit et les droits de l’homme, diverse et inclusive, une Union solidaire entre ses peuples et leurs citoyens, offrant un avenir pour nos enfants comme celui pour lequel nos parents se sont battus et ralliant l’énergie des 500M d’habitants pour construire un monde meilleur pour tous. »

L’idée du référendum est ridicule, c’est la pochette surprise électoraliste que nous avons déjà vue en 1975..on la ressort quand on est à court d’idée en politique intérieure et on veut faire croire aux citoyens britanniques que c’est la source de leurs problèmes.

« Pour ceux d’entre nous qui veulent une U.E démocratique, la maniéré avec laquelle la Grèce et ses habitants ont été humiliés récemment a été plus que troublante. Cela nous rappelle les années 60 et 70 où la Communauté Européenne paraissait être un club pour riches, une exploitation des travailleurs par le patronat et une façon de bloquer la venue d’un Etat socialiste. Certains élus de gauche ont même exprimé l’idée de quitter l’U.E. pour construire une société plus juste en dehors mais c’est le cœur qui parle, il n’y a pas de preuve réelle que l’on ne puisse construire une Union Européenne fondée sur la justice sociale.  »

Et nous qui avons laissé faire cette humiliation grecque mais aussi celle de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal, nous sommes coupables. Oui je répète coupable d’accepter notre confort quotidien et de laisser ces gens vivre de troc, d’accepter 25% de chômage, de mendier dans les rues, d’envoyer leur jeunesse à l’étranger accepter des petits jobs de baristas et autres alors qu’ils sont diplômés..

« Les 2 grands défis auxquels nous faisons face sont les suivants, le premier est politique, le Conseil des Ministres qui représentent les 28 pays membres  qui est la source principale de pouvoir dans l’U.E. , a une majorité de membres de droite et par conséquent la politique du Conseil et de l’Union penche à droite. Et si nous voulons changer ce système nous devons travailler avec les autres partis progressistes européens. Mais ce n’est pas parce qu’en 2016 nous avons des leaders de droite que nous devons abolir l’institution de la même manière que nous n’allons pas abandonner notre démocratie parlementaire parce que nous avons un gouvernement conservateur et réactionnaire au pouvoir.  Ainsi je suis frustrée par les échecs successifs des Nations Unies, je suis en désaccord sur leur politique, par exemple la guerre contre la drogue et leur soutien à la mondialisation mais est-ce que je pense que la Grande-Bretagne devrait quitter les Nations Unies?? Absolument pas! »

Une grande oratrice je trouve et quels exemples!!

« Ceci nous mène au second défi auquel nous faisons face dans l’U.E, comment rendre cette union plus appropriée pas seulement en Grande-Bretagne mais aussi sur le continent. Il n’y a pas que la Grande-Bretagne qui se pose et s’est toujours posée des questions sur l’UE vu ses particularités nationales, les autres pays membres ont aussi perdu confiance. Donc il nous faut mener deux combats, celui d’encourager des réformes progressistes dans l’UE et aussi de se battre pour sa survie. C’est un défi considérable pour ce référendum. »

Je pense que cette introduction est claire et je vous laisse « enjoy » la suite..moi je suis plus cynique que Dr. Caroline Lucas..Je pense que c’est trop tard pour sortir de l’UE: on est trop financièrement liés et engagés et je ne parle pas de la Grande-Bretagne qui n’est pas dans l’Euro zone…Je pense que cette droite qui mène l Europe dont elle a parlé n’est que le reflet de la droite nationale des pays membres et même en France le PS mène une politique de droite et s’accorde avec Madame Merkel à fermer les frontières, à garder une politique de bas salaire et protéger les Gattaz de ce monde, à faire croire à l’innovation alors qu’il s’agit de délocalisation vers les pays européens où le budget salarial est bien moindre et le bénéfice plus intéressant pour les actionnaires de société. Cette Europe Dr. Lucas est un club de riches, en sortir serait une catastrophe pour le commun des mortels mais c est l’Europe du capital ne nous mettons pas d’œillères. Il faudra plus que des réformettes pour construire un monde meilleur.

Françoise

 

@Fran75GB