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Prendre soin 2eme partie: Nous les femmes..

D’après l’émission de the Essay, @BBCradio3, du 15 mars 2016, Episode 2. Madeleine Bunting, auteure et journaliste devant the British Academy: Qui va prendre soin de qui?

lien: http://www.bbc.co.uk/programmes/b073b0x6

« C’est à la maison, dans la famille que la plupart d’entre nous apprennent la notion de soin, de prise en charge. Nous gardons ces souvenirs d’enfance tout au long de notre vie. Peut-être au goûter,  les « baked beans on toast » après l’école ( so British^^chez moi c’était plutôt le pain et la barre de chocolat, j’imagine que ces images du goûter en rentrant de l’école varient du pot de Nutella au pot de confiture) ou le parfum de lessive de l’uniforme scolaire qui avait été soigneusement lavé et repassé, ou l’odeur du foyer dès la porte ouverte, l’odeur de propreté, de la nourriture et de la chaleur ambiante. »

« On peut prendre pour acquis ce genre d’attention, cette sensation de sécurité et de stabilité que ressent un enfant dans ce monde: son « toit », l’endroit où l’on peut se détendre, se réfugier, être rassuré, consolé et encouragé. »

« Aujourd’hui je me concentrerai sur le fait que la dévaluation systématique de la prise en charge et des soins affecte les femmes dans leur rôle de femme au foyer.  Depuis des siècles ce que nous faisons a la maison, dans notre espace privé est totalement bouleversé. Ainsi les femmes en particulier sont au centre des attentes de ce changement dramatique qui s’opère. »

« Pendant la révolution industrielle par exemple, il y avait une séparation entre le monde du travail et le foyer. La période victorienne a idéalisé cette nouvelle domesticité. Il y avait une séparation des rôles de l’homme et de la femme: L’idéal c’était que l’homme se rendait au travail et la femme restait à la maison pour prendre en charge la famille. Le foyer c’était le paradis dans un monde capitaliste sans cœur. On y apprenait des valeurs tout à fait différentes que celle de la compétition des marchés, comme l’altruisme, la douceur, la patience, un foyer où l’on pouvait entretenir des relations de confiance et de loyauté. »

« En réalité les femmes devaient aussi aller travailler et le foyer était loin d’être ce refuge. Mais la prise en charge des enfants, des personnes âgées, des malades et des mourants avait sa place à la maison. »

« Après la guerre, l’Etat-Providence redéfinit la prise en charge et les soins des plus vulnérables de manière collective du berceau au tombeau. Pour la première fois, les femmes furent soutenues dans leur charge de s’occuper de la maison et des leurs. Aussi se développa la professionnalisation du soignant, particulièrement dans le domaine de la santé mentale. Ce furent surtout les femmes qui prirent ces postes et transférèrent leurs compétences familiales au domaine professionnel du secteur public. Par conséquent le nombre de mères au travail augmenta considérablement. Ceux qui furent les plus affectés par ces changements dramatiques furent les enfants nés entre 1950 et 1975. Je les appelle la génération transitoire: ils apprirent leur modèle de prise en charge  des soins à travers leur mère et dans leur vie professionnelle inventèrent un nouveau modèle qui s’adapta autour de leur travail. Les mères s’organisèrent en prenant des pauses dans leur carrière, en choisissant des horaires flexibles, en mettant les enfants dans des crèches et à l’étude après l’école. Ainsi les femmes devaient être à la mesure d’un idéal de maternité passé et en même temps être innovatrices et concurrentielles dans leur vie professionnelle. »

« Vous nous raconterez chers lectrices lecteurs comme c’était pour vous enfant si vous le désirez. En ce qui me concerne je suis née en 1951 et je fais partie de cette génération transitoire de l’après-guerre où la vie était dure pour tous.

Mes parents étaient arrivés à Paris  d’Alexandrie jeunes, mon père faisait des études de droit et enregistrait les nouvelles à Svp pour le téléphone pour se faire des sous. Nous habitions ce qui devait être un HLM à Saint-Ouen à l’époque. Ma mère gardait les enfants et faisait du repassage si je me souviens bien. Papa était souvent à l’armée ce qui n’arrangeait pas les choses financièrement. Je me souviens de son service militaire qui avait duré une éternité, puis il y avait eu la guerre d’Algérie et il avait été mobilisé puis envoyé en Allemagne. Je devais avoir 4 ou 5 ans quand nous sommes partis, il travaillait alors dans un hôpital militaire.

Je pense que Maman a trouvé la vie dure, la famille lui manquait et le pays aussi, le soleil surtout et la plage et les balades en mer le week-end. Je ne sais pas exactement à quelle époque mon père a passé son CAPA pour devenir avocat puis il est devenu officier. Mais mon petit frere est né et nous avons changé de banlieue. Peu après Maman a commencé a travaillé dans un bureau d’assurances et a longtemps pris le train pour la gare Saint-Lazare.

Puis nous avons déménagé dans le 9e prés du bureau de Papa et de Maman, bientôt ils ont divorcé et ça a été mon époque Antoine Doinel^^, « les 400 coups » dont je vous ai parlé une fois dans ce blog..oui je détestais le lycée Jules Ferry avec ces douze sixièmes, et ces couloirs qui tournaient éternellement, je détestais Mademoiselle Badadi Badadoit, notre professeur de francais, latin qui me mettait des zéros à la pelle et me fit redoubler la sixième la méchante^^Elle dit à mon père que je ne serais même pas bonne pour travailler à la poste et il lui répondit, Madame Il n’y a pas de sot métier. Vous imaginez que cette anecdote est restée dans les annales familiales. 

Mon univers se situait au Monoprix de la Place Blanche où j’allais directement après le lycée, regarder les rayons et parler aux vendeuses. Puis un jour Maman m’y emmena et toutes les vendeuses se mirent à dire mais c’est Françoise! Bonjour Françoise à la grande surprise de Maman qui apprit alors que je n’étais pas sagement à l’étude en train de faire mes devoirs..Pauvre Maman qui prenait un café au lait à midi et se privait pour que nous ayons assez mais tout ceci bien entendu je ne le compris que des années plus tard..

Oui ce n’était pas facile pour la femme qui travaille, certaines l’ont vu comme une libération, les classes moyennes probablement, moi j’aurais bien voulu avoir une enfance comme celles qui avaient leur mère à la maison en rentrant de l’école et moi-même quand j’ai eu la petite, j’aurais voulu la voir grandir au lieu de l’emmener à la nourrice et je me souviendrai toujours quand elle courait comme une flèche tout le chemin du retour quand je venais la chercher le soir..et je me disais quelle société, something is very wrong..mais heureusement que notre amour maternel et filial a été plus fort que toutes ces embûches de la vie et l’est encore, nous les trois générations de femmes travailleuses, Maman, ma fille et moi. »

 » Vous entendez la musique du 45T de Piaf « Non je ne regrette rien »? Je me souviens que Maman le passait en rentrant du travail comme pour se convaincre..et ce sera le mot de la fin.. »

Françoise

@Fran75GB

Interview de Joanne Liu, Présidente de Médecins sans Frontières

photo et lien: http://www.msf.org/

https://itunes.apple.com/gb/podcast/heres-thing-alec-baldwin/id472939437?mt=2#episodeGuid=http%3A%2F%2Fwww.wnyc.org%2Fstory%2Fhtt-joanne-liu%2F

Je dédie à Béatrice ma fille, humaniste, amoureuse de la vie et des animaux, ce podcast » Here’s the Thing »  de la chaîne américaine WNYC studios qu’elle m’avait recommandé à l’occasion.C’est l’acteur Alec Baldwin qui fait des interviews de qualité, m’avait-elle dit. Et le dernier, daté du 1er mars, n’a pas failli. Selon mon habitude j’ai choisi des extraits et j’y ai apporté, si cela s’y prêtait, ma touche personnelle :))

J’ai trouvé dans le livre de Christiane Taubira, « Murmures à la Jeunesse », cette belle phrase d’Edouard Glissant que je voulais partager avec vous: « Pense avec le monde, il ressort de ton lieu, agis en ton lieu,le monde s’y tient. »

 » La différence entre MSF et les autres ONG c’est qu’ils disent ce qu’ils voient franchement, dit Alec Baldwin. »

AB: « Où est ce que vous allez et pourquoi? »

JL: »On apporte de l’aide aux populations en détresse, que ce soit un conflit armé, une guerre, catastrophe naturelle ou une épidémie. En ce moment on travaille à partir de zones de guerre comme le Sud du Soudan, la RCA, la Syrie et le Yemen. On a travaillé à Haiti au moment du tremblement de terre par exemple ou au Congo pour répondre à une épidémie de varicelle. »

AB: » Est-ce que vous mobilisez les forces médicales locales ou vous amenez de l’assistance médicale de l’extérieur ou les deux? »

JL:  » Nous avons un personnel médical de 30 000 et 10 nationaux pour 1 international. Nous travaillons dans 70 pays et nous avons un budget d’1 Milliard 300 000.

AB: »Est-ce que ce sont des travailleurs à plein temps ou des volontaires? »

JL: » Les nationaux travaillent à plein temps. Les internationaux le font pendant quelques années puis retournent à leur vie professionnelle. »

AB: « Vous avez grandi au Canada? au Québec. Et quand vous faisiez vos études pensiez-vous faire du travail humanitaire? »

JL: » Oui. Déjà à  13, 14 ans je voulais travailler pour MSF et j’avais lu un livre d’un médecin qui avait travaillé pour MSF et qui s’appelait: »Et la paix dans le Monde? » et je me suis dit « Wow this is so coooool! et c’est ce que je veux faire. Et à 18 ans je suis partie volontaire en Afrique comme travailleur humanitaire. Et je me suis dit voilà, c’est bien ce que je veux faire dans la vie. »

AB: » Quel est le premier poste que vous avez accepté? »

JL: » J’ai prié pour qu’on me donne un poste, faire le ménage n’importe quoi! »

AB: « Et pourquoi? »

JL: »Je suis la fille d’un immigrant chinois, dans la restauration, très reconnaissante pour ce que la vie m’a apporté, et le fait que j’ai eu accès à l’éducation et j’ai toujours voulu montrer ma reconnaissance et rendre ce qu’on m’avait offert. »

J’ai compris ce que disait Joanne Liu, car j’ai fait le CNED sur 5 ans pour obtenir ma licence de lettres comme étudiant travailleur, j’étais éducatrice spécialisée. Vivant en Angleterre j’ai postulé pour le Postgraduate Certificate of Education á Gipsy Hill, j’étais une mère célibataire de 30 ans. A cette époque,on pouvait avoir une bourse, ce que j’ai obtenu puis j’ai tout de suite travaillé dans les quartiers difficiles de la région londonienne. A Ashford dans le Middlesex, prés de Heathrow Airport, je faisais 3 heures de train aller-retour pour aller à  mon premier poste, les avions rasaient le toit du collège et les classes n’étaient pas insonorisées..

Puis sur le Park Barn Estate, la cité HLM de Guildford. Le chef de département des langues, un amour d’homme comme on en rencontre dans la profession dans ces établissements où il faut avoir la vocation pour travailler, m’a dit Françoise, je veux que tu vois la classe d’abord pour savoir à  quoi tu t’engages. Je suis rentrée dans cette classe où tous les élèves étaient debout en train de se battre et cette pauvre prof enceinte jusqu’aux yeux, parlait seule devant son tableau. Elle partait en dépression. Il y avait des carreaux de fenêtre cassés et un jeune avait la tête bandée et sanguinolente..Je suis restée dans l’encadrement de la porte en toussotant, y en a un qui a dit c’est l’inspectrice ( haha je me suis dit plus tard) et tout le monde s’est assis, je suis passée dans les rangs, j ai noté les carnets et les noms, j ai joué mon rôle d’inspectrice^^,les cahiers étaient vides ou pleins de graffitis je vous en passe..et je suis retournée voir le chef de département, et j ai dit ok mais je veux carte blanche et je veux la classe de littérature du A’level car c’était un lycée. Il m’a dit carte blanche c’est-à-dire?? A juste titre..j’ai dit ce sera entre « Pavlov dog et positive reinforcement », on va changer la classe mais avant que je revienne on demandera au directeur un coup de peinture et des fenêtres, quand aux pupitres j’achèterai du papier de verre, on pourra les nettoyer en chantant « Non, je ne regrette rien » (blagounette Mr. Glover sorry, j ai choisi Hubert-Félix ThiéfaineSoleil cherche futur,

  Et la première leçon a commencé ainsi, « C’est notre classe,notre pupitre, notre cahier,notre univers.. » 

Ensuite je suis partie en Suisse puis en Espagne mais vingt ans plus tard j’ai voulu retourner à  mes premiers amours, « to make a difference » à  Londres et rendre comme Joanne Liu..ce sera une autre histoire.

JL:  »  Mon premier poste fut au Tchad pour 3 mois après Pre-Med, c’était la guerre entre le Tchad et la Libye, et j ai travaillé dans un dispensaire. »

AB: » Et quand vous êtes partie, étiez-vous triste ou énergique et vous en vouliez plus? »JL: » Je voulais d’abord finir mes études. »

AB: » Est-ce qu’il y a eu un moment dans votre carrière où vous vous êtes dit c est trop dur, c est trop pour moi? » JL: » Oui, il y a eu des moments où je me suis sentie en danger et j ai senti que je mettais les autres en danger. En Tchétchénie, on avait tout le temps peur d’être kidnappé et on savait que si quelque chose arrivait à un membre du personnel de MSF on quitterait les lieux, alors on espérait que cela n’arriverait pas car ils avaient tellement besoin d’aide. On avait des cliniques là-bas « undercover ».

AB: » Vous êtes pédiatre. A chaque fois que je vois des images de guerre ou de catastrophe je vois des enfants souffrir. Il faut être solide pour faire ce métier là.. » JL: » Il faut être plutôt solide oui et il faut savoir se concentrer sur ce que l’on peut sauver, la vie et non se concentrer sur la mort.  Et je dis ça parce qu’il y a eu une famine au Kenya en 2012, les gens marchaient pendant des semaines, et en une journée j’ai perdu 6 enfants. A l’hôpital de Montréal il y a 6 morts par an sur 80 000 patients..

Et la même chose avec Ebola, c’ était si difficile au niveau humain, la confrontation au quotidien avec la mort. Nous sommes formés pour sauver des vies et avec Ebola, nous perdions 50% de nos patients.

Je me battrai de tout mon corps pour que cela ne se reproduise plus. Un virus identifié en 1970 et pourtant nous n’avions ni vaccination ni traitement. Et ceci est inacceptable. Ceci est le défi du XXIe siecle! « We need to put our act together »!

Chers Lectrices, Lecteurs que dire de plus. Je salue le courage de Joanne Liu! Je remercie Alec Baldwin de nous avoir fait partager ce podcast. Il faudra que vous le cherchiez sur Itunes et que vous l’écoutiez les anglophones.

Ce sont des femmes comme elle que je voudrais au pouvoir, des femmes dévouées à l’Autre..Honte à celles qui incitent à la haine alors qu’il y a tant à faire pour l’Humanité et la Planète!!

Françoise

@Fran75GB

 

« Me time » ou « du temps pour moi »

Photo: débordée ; marieclaire.fr

D’après l’émission « Late night woman’s hour » , « A brief history of Me time » le 25 février 2016 @BBCradio4

le lien : http://www.bbc.co.uk/programmes/b0717nwy

Ceci est pour mon amie Aude rentrée du travail, préparait le dîner  ou faisait la vaisselle ou mettait la machine à laver hier soir pendant qu’on parlait au téléphone, et j’entendais ce bruit d’eau et de machines puis je me suis souvenue du bon temps, celui où « Multitasking » se faisait sans qu’on ait inventé le mot. 

J’ai mis ce podcast sans savoir à quoi m’attendre. C’est Laurence Laverne qui présente et elle est « witty » pour moi, elle a le sens de l’humour britannique et chaleureuse. 

Ces deux dernières années, depuis que j’ai pris ma retraite, c’est ainsi que je me sens, débordée, qui l’aurait cru? Je suis « proche aidant » comme ils disent de nos jours et dès aujourd’hui ou même hier et avant-hier je revendique mon temps libre:))).

J’ai toujours eu besoin de « Me time », retrouver mon espace quoi: voici ma liste, vous faites la vôtre?

  • Mettre la radio, écouter une émission du début à la fin et jouer les grincheuses pas toujours joyeuses sur twitter
  • Mettre le téléphone sur silencieux au cas où il y a encore une crise familiale et il faut que j’intervienne
  • Prendre mon petit déjeuner tranquille en finissant de lire les journaux de la veille
  • Prendre une bonne douche et prendre le temps de me mettre de la crème et de me recoiffer le moral
  • Sortir, prendre de l’air sans aller faire les courses
  • Faire du lèche-vitrine sans intention d’acheter, puis rentrer, essayer et céder
  • Prendre mon café au zinc et écouter les conversations des autres
  • Discuter foot avec le gars du kiosque quand j’achète l’Equipe, le Monde et l’Huma quand je suis en France
  • M’acheter le Times quand je suis à Londres juste pour les mots croisés et les coded words.
  • Me faire à manger ce que je veux, ne pas avoir d’heure ou aller au pub for sausages and mash et ne pas compter les calories. discuter du brexit avec le jeune serveur, flirter..another glass of wine.. 
  • Faire un siestou dans mon fauteuil la bouche ouverte et les mots croisés sur les genoux
  • Faire une balade et respirer pour mériter mon temps à venir devant l’ordi à lire, écouter, voir le monde, écrire et m’indigner
  • Regarder Direct AN quand il pleut des cordes

Bon on pourrait en rajouter hein mais écoutons plutôt l’émission:

Mags MacKean était une grande journaliste et « se sentait de plus en plus débordée, elle commençait à avoir un sens de déjà vu ». Ah ça ma chérie c’est fatal! Quand tu sens que les jours se répètent, it’s time to quit, laisse tomber..Oh je sens que je vais passer d’une langue à l’autre, c’est ainsi le bilinguisme on n’est jamais parfait mais on ressent à 100% que l’on emploie le mot juste, que ce soit dans une langue ou l’autre..

« Tant que j’étais occupée tout allait bien et je pouvais ignorer les messages que m’envoyait mon corps »..hmmm tu as  tout compris camarade, ma sœur, combien de fois ai-je ignoré les signes..effet boomerang je dirais..enfin on y pense après ..et on se fait des promesses, never again, jamais plus..yeah right..

« Et ce besoin de plein air, dès que je quittais la ville, il fallait que j’aille battre la campagne, faire de l’escalade, sentir le vent sur mon visage. »..tout à fait d’accord ce besoin de respirer, de s’exercer, de bien transpirer, de tout oublier..et pour finir « that’s when I quit my job, c’est quand j’ai donné ma démission. » Lucky you, je veux dire quelle chance tu as, parce que certains d’entre nous ne peuvent donner leur démission la vie continue..Elle a écrit un livre: » The Upside Down Mountain ».

« Quant à Amanda Owen, elle est bergère dans les dunes et elle a 8 enfants.. » Oups, c’est là où on se fait toute petite et on se dit what I am moaning about, de quoi je me plains.. » Sa journée est plus que pleine, ça dépend des saisons, très consciente du temps qui passe, de la lumière matinale et de l’obscurité du soir, elle n’a pas la wifi. Pour certains c est le rêve vivre loin de la technologie prés de la terre, mais elle a 8 enfants dont elle doit s’occuper sans parler des 1000 moutons!Mais c’est ce que elle a choisi, qu’elle aime qu’on ait besoin de moi.Elle se réveille à 6h, les enfants ont besoin de routine et le premier part à l’école à 6h45. Puis on va nourrir les moutons. Ce matin il neigeait et ils avaient faim car c’est l’époque où les brebis sont pleines, c’est-à-dire qu’elles sont enceintes. » Elle a écrit un livre: »A Year in the Life of the Yorkshire Shepherdess. »

Madeleine Bunting a écrit  » The Plot-A Biography of English Nature. »  » Il faut faire la différence entre « leisure time », les loisirs, qui étaient associés à l’appartenance à une classe aisée qui avait le temps et les moyens d’avoir des loisirs; de nos jours les mêmes individus aiment dire qu’ils sont tellement occupés. C’est devenu une manière de dire Hello!  » Hello I’m so busy! »..Sourire..people come to mind, vous en connaissez tous surement de ces individus qui aiment ne pas avoir une minute à soi..

« Ce sont les femmes qui parlent de « me time », les hommes jouent au golf, (hahaha j’ai ri) ajoute Madeleine. C’est un phénomène récent, une dizaine, quinzaine d’années. C’est presque une excuse, un moment d’anxiété, une revendication.. »

Katherine Whitehorn, journaliste, chroniqueuse au Observer depuis les années 50, revient en arrière. « Ce Me time est-ce moi qui me rend me heureuse ms je peux rendre les autres malheureux par là-même ou est-ce « for God’s sake » (pour l’amour de Dieu) je peux avoir un peu d’espace! »  » Les femmes savent très bien faire plusieurs choses à la fois, « multitasking » ou l’art d’accomplir plusieurs  tâches la fois! »

Vous finirez ce Podcast? Il y a tellement d’histoires intimes et de rires entre ces femmes qui se racontent leur vie et leur perception du « Me time ». Je vous le recommande chaleureusement.

Françoise

@Fran75GB