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Lundi..

D’après La Dispute d’Arnaud Laporte le 6 juin 2016 le spectacle vivant: Britannicus de Racine à la Comédie Française

A écouter en podcast!!

« Vous êtes un ingrat, vous le fûtes toujours.. » dit Agrippine à son fils Néron. C’est Dominique Blanc qui joue Agrippine. « Une femme très humaine »

Qui est « le monstre » la mère ou le fils??

Le décor est « une grande salle de réunion », les costumes-cravates, « le basculement politique du pouvoir, tel le « Macbeth » de Shakespeare. Hervé Pierre joue Burrhus le fidèle lieutenant de Néron évolue de « manière très spectaculaire ». Néron joué par Laurent Stocker et « sa dimension politique. » Le tout « manque un peu d’émotion » pour Arnaud Laporte au début, la dernière partie lui a apporté plus.

Je ne trahirai rien!! J’ai adoré la pièce et sa critique!

« Las de se faire aimer, il veut se faire craindre » disait Agrippine de Néron; bien sûr que Britannicus est une pièce politique; tant de monarques et de dictateurs pourraient représenter cette lassitude et rancoeur..

Belle écoute..Food for thought..

Francoise

@Fran75GB

 

 

 

 

 

L’invité de la Dispute: Jean-Jacques Beineix

Bande-annonce de 37°2 le matin sur Youtube.

D’après la Dispute d’Arnaud Laporte, du 22/02 au 26/02/2016, l’Invité de la Semaine Jean-Jacques Beineix.

J’ai quitté Paris pour l’Angleterre, j’avais 18 ans, un 12 décembre en plein hiver,le jour de mon anniversaire, ma valise et mes souvenirs à la main..point de non-retour..oh je suis revenue évidemment pour les fêtes de famille et les examens du CNED mais Paris, ma ville natale..pas besoin de vous en dire plus..Alors quand j’écoute la Dispute j’ai des sentiments mêlés, d’admiration, d’envie, de nostalgie, de manque, d’espoir, de rêves de j’irais voir, j’irais applaudir, j’irais…

Lundi, Jean-Jacques Beinex parlait de théâtre, de la pièce qu’il a mise en scène, « Kiki de Montparnasse », au Théâtre Lucernaire. Il a toujours eu envie de théâtre. Je relève le fait qu’il ait dit  » qu’il y a quelque chose d’opératique dans mes films.. comme le loft dans Diva. » Il s’est lassé du cinéma si j’ai bien compris et s’est lancé dans l’aventure théâtrale.

Il ajoute:  » La convention du théâtre me ravit, on y apporte un certain nombre de choses et on fait exister des univers avec très peu de choses. » Une définition intéressante, minimaliste presque mais qui appelle l’imaginaire..qui se passera de décors flamboyants et d’acteurs de renom…alors j’imagine la scène, l’acteur, le mouvement ou pas, la voix ou le silence..

Donc Éloïse Wagner l’a contacté pour mettre en scène cette pièce où elle danse et chante, et ils arrivent à la centième représentation. Beaucoup d’humilité chez J-J Beineix qui dit: » Je n’y suis pour rien. » Il sait bien évoquer la vie de Kiki: « une Janis Joplin avant l’heure » m’a fait sourire. Je ne vous en dirais pas plus sur cette pièce parce qu’écouter cette semaine de Beineix est un must, tant il s’exprime juste et nous fait vivre les histoires qu’il raconte. Vous me direz ce que vous en avez pensé, je compte sur vous :)) 

En tant que spectateur il recommande:  » Qui a peur de Virginia Woolf? » au Théâtre de l’Oeuvre.  » Une vision différente de celles que j’avais vues auparavant, notamment Burton et Taylor, une vision apaisée alors que les gens se déchirent et se provoquent, mais l’interprétation et la mise en scène amènent une distance qui est inhabituelle. Au début je me suis dit mais la pièce a été réécrite? mais non elle n’est pas réécrite. L’utilisation de l’espace est tout à fait étonnante. Une mise en scène très fine et une relecture du texte vraiment intelligente… »

Mardi, les choix cinéma..Arnaud Laporte rappelle un film de J-J Beineix  » La lune dans le caniveau. » à ne pas rater et Beineix confirme que c’est devenu un film-culte.

J-J ne s’est pas éloigné tout à fait du cinéma  » car il y a toujours des acteurs, toujours des choses à raconter. Il préfère  » le cinéma du réel et du documentaire; celui des gens qui le font voyager et l’emmènent au-delà de ce qu’il imagine, me charment. »

Il a adoré  » Carol », et je vous recommande d’écouter une fois de plus d’écouter sa critique.  » Je me disais c est beau de voir quelqu’un qui sait filmer, ça prend le temps de regarder, de respirer, d’observer. J’ai vu le film, j’étais sur un petit nuage. » 

Ah les films où nous sommes sur un petit nuage..vous allez m’en citer?? moi je vous en confie un ou deux..« Brief Encounter » de Noel Coward avec Celia Johnson et Trevor Howard mis en scene par David Lean en 1945..eh oui j’aime les rencontres impromptues, les buffets de gare et le noir et blanc ..Puis « les 400 coups » de Truffaut que j’ai vu et revu; c’était mon quartier, Clichy, Blanche, le 9e quoi..puis la famille dysfonctionnelle, la tristesse d’Antoine, et les fugues d’Antoine que j’ai faites comme lui, moins glorieuses hein^^ mais ce désir d’évasion qui ne m’a jamais quittée depuis..

Toujours des digressions chez Françoise..oui l’autre film qui a ravi J-J Beineix c’est « Youth » de Paolo Sorrentino, « film magnifique, des interprètes extraordinaires…et cette filiation avec les Beaux-Arts avec l’Humanisme,  avec le Regard sur les Êtres, ce Regard sur le Temps, et sur l’Age. Un type qui n’est pas vieux mais d’une maturité qui le laisse « puzzled » (intrigué)

Bien on continuera la semaine plus tard, on a tant à écouter et à apprendre de ce cinéaste je pense. 

Merci Arnaud Laporte pour cette belle émission.

Françoise

@Fran75GB